11 avril 2019

Sleep Tech : ces objets connectés qui veulent du bien à notre sommeil

Alerte aux nuits trop courtes ! Si 62 % des Français déclarent souffrir d’au moins un trouble du sommeil (réveil nocturne, difficulté à s’endormir)[1], ce problème est souvent amplifié par le voyage : vol long-courrier, stress, décalage horaire, changements d’habitude (et de literie !) concourent à désynchroniser l’horloge biologique. De quoi gâcher les premiers jours de vacances ou le retour à la maison. Et c’est là que la Sleep Tech entre en jeu.

Allianz Partners France - Bnews16_Travel

Dernière-née des technologies d’e-santé, la Sleep Tech vient à la rescousse du sommeil du voyageur, via des objets connectés, destinés à favoriser l’endormissement ou la qualité du sommeil, et qui offrent ainsi une alternative nouvelle et précieuse à l’usage des somnifères. Portées par la miniaturisation et le développement de l’Intelligence Artificielle, ces applications de Sleep Tech  tiennent la vedette des salons spécialisés et notamment au CES de Las Vegas ou l’IFA de Berlin. On estime d’ailleurs ce marché à 80 milliards de dollars dans le monde à horizon 2020[2].

Le pouvoir des ondes

Avec le décalage horaire, l’« horloge biologique » qui régule le système veille/sommeil est perturbée.« Entre deux destinations, notre heure interne n’est plus en phase avec l’heure sociale » explique Dr Sureau, médecin généraliste spécialisé dans la prise en charge des troubles du sommeil et de la vigilance[3]. Un décalage qui peut être atténué par un sommeil de qualité lors du trajet. C’est justement la promesse des produits Sleep Tech. La start-up française de neurotechnologie Dreem propose ainsi un bandeau connecté, dont les capteurs surveillent l’activité cérébrale du dormeur, ses fréquences cardiaques et respiratoires, pour mieux le relaxer et améliorer la qualité des phases de sommeil profond, en délivrant des stimulations sonores, inaudibles pour l’oreille, mais qui se propagent aux tympans par conduction osseuse. Cette innovation, lauréate du Concours Mondial d’Innovation 2017 organisé par BPI France, s’inspire de la polysomnographie, examen pratiqué en centres spécialisés du sommeil. La start-up entretient de nombreux partenariats avec des centres de recherche universitaire et hospitaliers de renom (Stanford, Paris Descartes, Mc Gill, etc.) pour développer ses objets connectés.

Certaines applications Sleep Tech ont été étrennées lors de voyages exceptionnels. C’est le cas du masque de sommeil mis au point par Sana Health, utilisé par Bertrand Piccard lors de son tour du monde à bord de Solar Impulse. Les pulsations sonores et lumineuses émises par le masque facilitent la relaxation et l’endormissement, permettant à l’aéronaute d’atteindre rapidement un sommeil profond de qualité durant les courts laps de temps dont il disposait.

 

Vers une literie connectée

Si la Sleep Tech prend soin du voyageur en protégeant son environnement acoustique et visuel et en aidant son cerveau à se préparer au sommeil, elle ne néglige pas pour autant un facteur important : la qualité de la literie. L’oreiller proposé par Simba, une société américaine, reste ainsi frais toute la nuit grâce à son revêtement de surface OUTLAST®, celui – connecté – de Moona, adapte sa température selon les cycles du sommeil. Pour tester les bienfaits de ce dernier oreiller, les inventeurs revendiquent sur leur site une étude clinique en cours avec le Centre Hospitalier Universitaire de Nantes. Les matelas équipés de la technologie ReST (Responsive Surface Technology) permettent grâce à des capteurs de régler chacune des 5 zones du matelas pour un confort personnalisé.

Les masques, bandeaux ou oreillettes qui améliorent le sommeil en avion peuvent également s’utiliser à l’hôtel comme à la maison. L’enseigne Pullman du groupe AccorHotel voit dans la Sleep Tech un moyen de délivrer une expérience de repos optimal à ses clients. « Porteuse de nombreux bénéfices, tant sur le plan physique que psychique, cette technologie aidera les nomades internationaux en permanence à la recherche de l’équilibre entre productivité et bien-être personnel » commente Aldina Duarte Ramos, Directrice du bien-être pour les enseignes Sofitel, Pullman et Swisshôtel.

 

Le bruit : ennemi numéro 1

Pollution sonore, mauvaise isolation, circulation... le bruit est une entrave majeure à la qualité du sommeil, surtout quand il est inhabituel ou inattendu comme celui qui est subi en avion ou dans une chambre d’hôtel. Une source de désagrément que les technologies de la Sleep Tech entendent aussi régler, avec par exemple, les écouteurs intra-auriculaires QuietOn Sleep. Conçus pour filtrer les basses fréquences, comme le bruit ambiant, ils peuvent être utilisés à bord des avions ou chez soi pour se préserver des ronflements voisins — et préserver ainsi le sommeil.

La Sleep Tech répond à un besoin grandissant des (grands) voyageurs, mais aussi, et de façon plus large de l’ensemble du grand public. S’assurer d’un sommeil réparateur en voyage, en particulier pendant les vacances, période idéale pour se relaxer, et prendre pleinement soin de soi.

 

[1] http://inpes.santepubliquefrance.fr/70000/dp/08/dp080310.pdf

[2]  https://www.businesswire.com/news/home/20171222005186/en/Global-Sleeping-Aids-Market-2017-2021-Increasing-Technological

[3] https://www.allianceapnees.org/quel-est-limpact-du-decalage-horaire-sur-le-sommeil-en-general-et-le-traitement-pour-les-apnees-du-sommeil/